Les visages de La Ligue : Mohamed, Secrétaire Général de l’Association des Guides du Campement EDJEF de Gandefabou au Burkina Faso
 
Du 20 au 22 janvier, la Ligue de l’enseignement des Yvelines a organisé une formation sur le thème « Eduquer les enfants à la Solidarité Internationale », dispensée auprès d’acteurs éducatifs du département. A travers une réflexion autour de la notion de Solidarité Internationale, cette formation a eu pour objectifs d’échanger, de découvrir, et de s’initier à de nouvelles pratiques.
Nous avons eu le plaisir d’accueillir cinq représentants d’associations du Burkina Faso et du Sénégal, qui ont apporté leur expérience de terrain et nourri les échanges autour des pratiques éducatives propres à chaque pays.
 
Mohamed AG RISSA, Secrétaire Général de l’Association des Guides du Campement EDJEF de Gandefabou (AGCEG), qui soutient des projets de développement au Burkina Faso, faisait partie de la délégation burkinabé. Il a bien voulu à répondre à quelques questions :

1/ Peux-tu nous présenter ton association, l’AGCEG ?
L’AGCEG est une association de guides de la Province de l’Oudalan, au Burkina Faso. C’est la province la plus au nord du pays. Depuis 1998, nous travaillons à recevoir les touristes qui viennent dans la province. Depuis que la situation géopolitique s’est détériorée (crise politique au Mali, terrorisme au Sahel…), nos activités se sont transformées en activités de développement. Nous soutenons des projets portés par la population, dans le domaine de la santé, de l’agriculture, de l’éducation… Par exemple, grâce au partenariat mis en place avec la Ligue de l’enseignement, nous mettons en place des chaînes de chèvres pour encourager la scolarisation des enfants au Sahel.

2/ Pourquoi as-tu accepté de participer à cette formation ?
Cette formation tourne autour de l’enfance, dans le cadre de la Solidarité Internationale. L’AGCEG est partenaire d’EPSA, association affiliée à la Ligue de l’enseignement. Nous travaillons également avec des associations d’Afrique de l’Ouest, dont le PRODERE AO, qui est une fédération d’associations d’Afrique de l’Ouest. Qu’elles soient en France ou en Afrique, toutes ces associations sont concernées par la mise en place d’activités de développement au niveau national, ainsi qu’à l’international, notamment quand il s’agit de partager des savoirs. Et surtout, pour la première fois, cette formation permet à des partenaires africains de venir former de jeunes animateurs en France.
 
3/ A ton avis, quels sont les enjeux de la Solidarité Internationale pour les années à venir ?
Pour moi, avec tous les évènements qui se bousculent au niveau mondial, nous sommes appelés à être solidaires. Aujourd’hui, en développant ces échanges internationaux, nous allons peut-être un peu apaiser la situation de nos différents pays. Je pense que nous arriverons à travailler main dans la main, en étant solidaires. Je me dis que ce travail en commun sera positif pour la génération à venir, et qu’il apportera une autre vision de la vie, et qu’il apportera un impact positif au niveau social. Avec ces échanges internationaux Nord/Sud-Sud/Nord, et grâce au travail de la Ligue, aujourd’hui nous avons des enseignants et des encadrants africains qui viennent former des gens en Europe. Les rapports s’inversent, et cela ne peut être que positif au niveau de la solidarité, à l’international.
 
4/ Une citation ou une pensée à partager ?
Au lieu de toujours donner du poisson à une personne, mieux vaut lui apprendre à pêcher.